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SEUIL DE RENTABILITÉ : 3 BONNES RAISONS DE LE CALCULER

SEUIL DE RENTABILITÉ : 3 BONNES RAISONS DE LE CALCULER

1ère raison : déterminer son prix de vente 

Etablir son prix de vente, c’est la base du business ! Mais pas question de le faire de manière aléatoire ou par équivalence des prix pratiqués par la concurrence : un prix de vente doit prendre également en compte les contraintes économiques de votre entreprise pour mettre à disposition un produit ou service sur le marché. L’ensemble de ces éléments financiers constitue le coût de revient, autrement dit les charges fixes et variables qui entrent dans la constitution d’un produit ou d’une prestation de service (par exemple le coût d’achat des matières premières ou des consommables, les coûts de production ou de commercialisation).

2ème raison : savoir quand l’entreprise sera rentable et manager les équipes.

Avant toute chose, connaissez-vous la différence entre seuil de rentabilité et point mort ? Le seuil de rentabilité détermine le niveau d’activité minimum de l’entreprise pour être rentable (en chiffre d’affaires) tandis que le point mort définit le moment à partir duquel l’entreprise devient rentable (en jours). Tous deux permettent de déterminer le montant du chiffre d’affaires et de marge qu’il est nécessaire de réaliser pour commencer à gagner de l’argent. Voilà qui est dit !
Mais revenons-en au seuil de rentabilité. Véritable outil de management des objectifs, il permet aux équipes opérationnelles de connaître l’état d’avancement de leurs propres objectifs. Car ayez toujours en tête que ces calculs techniques ne doivent servir qu’une seule cause : le pilotage de l’activité à disposition des non techniciens du chiffre et des opérationnels, exprimé avec des mots qui leur sont propres (en nombre de contrats, en quantité de pièces, etc.). Dès lors qu’il est associé un système de tableaux de bord dynamiques, simplifiés et en temps réel, le pilotage de l’entreprise devient un jeu d’enfant !

3ème raison : connaître (ou redécouvrir) la structuration de ses coûts. 

Beaucoup pensent connaître la structure de leurs coûts de revient. Pour certains, l’exercice peut donc paraître complexe et inutile. Pourtant, quantifier et mesurer le niveau de coûts « complets » est un réel exercice managérial. Ainsi, faire comprendre à des opérationnels (commerciaux, services supports, marketing) que chacun participe à la contribution du coût de revient permet de les impliquer pleinement. C’est par exemple expliquer à un commercial que la marge ne s’arrête pas au cout de revient de fabrication de son produit (ou services), mais qu’elle engage d’autres frais (coût de la structure, services supports…). A l’inverse, faire comprendre aux services supports l’importance des coûts de structure permet aussi de les challenger sur leurs efficiences et les économies substantielles réalisables…

« Nul vent n’est favorable à celui qui ne sait où il va », disait Sénèque. Le seuil de rentabilité est un indicateur essentiel au pilotage de toute entreprise. A l’image du navigateur qui ne prendra jamais la mer sans sa boussole, tout chef d’entreprise gestionnaire se doit de le connaître et de l’utiliser comme un véritable outil (et c’est très rarement le cas).