06 63 02 84 75 - 03 66 72 41 77

fond page article
Retour aux actualités

3 IDÉES REÇUES SUR LE CONTRÔLE DE GESTION

3 IDÉES REÇUES SUR LE CONTRÔLE DE GESTION

Idée reçue n°1 : le contrôle de gestion ne sert à rien.

FAUX. Bien au contraire, s’il y a encore 15 ans, un chef d’entreprise pouvait se permettre de gérer à vue son entreprise et attendre patiemment le bilan de l’année écoulée, aujourd’hui les choses ont évolué. La conjoncture est compliquée, la concurrence s’amplifie, la volumétrie des données circulant dans l’entreprise s’accroît. A cela s’ajoutent l’envie et la nécessité pour tout dirigeant d’avoir une vision prospective de son entreprise.
Aujourd’hui, s’il veut pérenniser et développer son activité, il n’a plus le choix : il doit la piloter, au jour le jour, à l’aide d’outils fiables, efficaces et simples à décrypter. Le contrôle de gestion lui permet d’anticiper un coup dur (un trou de trésorerie, un défaut de marge, etc.) ou un succès (un surplus de commandes, une croissance externe, etc.) et d’améliorer in fine la rentabilité immédiate de son entreprise. En pilotant son entreprise, le dirigeant aura sans cesse ce coup d’avance sur la concurrence, sur le marché, ce coup de pouce qui lui permettra de faire la différence.
En résumé, osons la comparaison : le contrôle de gestion, c’est en quelque sorte une assurance pour l’entreprise. Elle n’évitera pas forcément l’accident mais elle en limitera les dégâts et les conséquences. Comme on assure sa voiture, ses bureaux ou sa maison, pourquoi ne pas assurer son entreprise ?

Idée reçue n°2 : le contrôle de gestion coûte trop cher.
FAUX. Partons plutôt du principe qu’il n’est pas possible de tout mesurer à un coût raisonnable. En revanche, ne rien mesurer peut vite s’avérer onéreux. Ainsi, une entreprise qui gère mal son stock pourra voir apparaître des coûts cachés qui la mettront en difficulté ou encore une dégradation de la marge lourde de conséquences. Le contrôle de gestion n’est pas en soi une charge, c’est bien un investissement qui doit apporter de la rentabilité à l’entreprise. Ce n’est pas non plus une source d’économie, car son objectif premier est bien de maîtriser les charges, la productivité de l’entreprise et sa performance commerciale. Bref, en pilotant son entreprise au quotidien, on gagne du temps, et le temps c’est de l’argent… qu’il vaut mieux épargner !

Idée reçue n°3 : Le comptable est un contrôleur de gestion.
NON. Comme nous l’avions souligné dans un précédent post, le contrôleur de gestion n’est pas (et ne doit pas être) un comptable, de la même façon qu’un comptable n’est pas (et ne doit pas être) un contrôleur de gestion. La première raison est évidente : l’un et l’autre ne peuvent être juge et partie. La seconde raison s’observe d’un point de vue culturel : le comptable exerce un métier très normé, structuré, contraint. En satisfaisant aux obligations comptables, fiscales, sociales, juridiques et administratives de l’entreprise, il est en quelque sorte un généraliste du chiffre. S’il veut bien jouer son rôle, le contrôleur de gestion doit au contraire s’affranchir de ces contraintes. La dimension analytique de sa mission en fait un spécialiste. A chacun son métier, à chacun sa spécialité. Et c’est tant mieux !